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Type Working Paper
Title Travail et mondialisation au Sénégal
Author(s)
Publication (Day/Month/Year) 1999
URL http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers12-06/010022024.pdf
Abstract
Transferts de capitaux internationaux au gré des rentabilités à court terme,
compétition impitoyable dans le négoce, délocalisation de la production vers des
pays bénéficiant à la fois d'infrastructures de communication modernes, de
ressources humaines qualifiées et d'un coût salarial faible. Voilà les associations
que l'on est tenté de faire spontanément lorsqu'il est question de travail et
mondialisation, associations qui rappellent en premier lieu les pays
nouvellement industrialisés d'Asie et d'Amérique latine et leur articulation avec
les pays de l'hémisphère nord.
Evoquer à ce propos un pays comme le Sénégal peut, a priori, étonner. En
effet, pour des raisons liées à la structure de son économie, le Sénégal paraît très
peu armé pour participer de manière active au processus de mondialisation. Six
Sénégalais sur dix pratiquent la pêche ou cultivent la terre (essentiellement pour
l'auto-consommation), entre huit et neuf sur dix ne possèdent aucun diplôme
scolaire, un Dakarois sur deux est ouvrier non qualifié, le salariat dit moderne ne
concerne qu'un pourcentage infime des actifs. Le ratio d'ouverture du pays est
inférieur à la moyenne des autres membres de la zone CFA et les exportations
réelles par habitant comptent parmi les plus faibles du monde. Leur niveau n'a
guère progressé entre 1980 et 1996, alors que les exportations ont été multipliées
par deux pour l'Amérique latine, voire par cinq pour l'Asie du Sud (BANQUE
MONDIALE, 1997 : 71). Et tout compte fait, la dévaluation du Franc CFA,
intervenue en janvier 1994, n'a pas provoqué le boom des exportations souhaité.

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