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Citation Information

Type Journal Article - The Pan African medical journal
Title Epidemiology of AFP and the performance of the surveillance system in Mauritania from 2008 to 2012
Author(s)
Volume 18
Publication (Day/Month/Year) 2013
Page numbers 305-305
URL http://europepmc.org/articles/pmc4247899
Abstract
Introduction

La Commission Régionale de Certification de l'Eradication de la poliomyélite pour l'Afrique(CRCA) en session à Brazzaville du 8 au 10 octobre 2007 avait déclaré la Mauritanie « libérée de la poliomyélite ».

Objectif

Décrire l’épidémiologie des PFA (Paralysies flasques aigues) et évaluer les indicateurs de performance du système de surveillance pour la période de 2008 à 2012 ayant suivi cette déclaration.

Méthodes

Les données du service de surveillance épidémiologique ont été nettoyées et analysées à l'aide du logiciel Epi-infoversion 3.4.3 (CDC Atlanta).

Résultats

319 cas de PFA ont été notifié soit une incidence moyenne de 4.61/100000 enfants de moins de 15 ans par an. La distribution des cas cumulés par mois montre une importante notification des cas PFA pendant la période de Février à Juillet et à la suite de l’épidémie de 2009 alors que l'incidence des cas confirmés a été plus importante entre Novembre et Février. L’âge moyen était de 4ans (E.T. ±4ans) et 77.4% avaient un âge = 5ans. 18 cas de PFA ont été confirmés poliovirus sauvage(PVS) dont 6 en 2009 et 12 en 2010 et tous d'importation. L’âge moyen était de 3.4 ans (E.T ±2.6 ans). 44,4% étaient des filles et 55.5% garçons. Cette proportion était proche de celle des PFA non polio (45.1% versus 54.9%). 61% avaient reçu au plus une dose de vaccin polio orale (VPO) pour les cas de PFA polio contre 7.4% pour les PFA non polio. Aucune discrimination de genre n'a été observé sur la population des PFA ayant reçu une dose au plus (ratio-sexe= 16/17=0.94). La fièvre était présente pour 90?s cas de PFA non polio contre 85% pour les cas PVS. Cette fièvre à progresser en 3 jours pour tous les cas de PVS et pour 82,7% des cas de PFA non polio. Le taux d'hospitalisation était de 13.6% pour les cas de PFA non polio contre 89% pour les PFA polio. Dans tous les deux groupes, les membres de prédilection étaient d'abord l'un des 2 membres inférieurs de façon alternative (46.8%), ensuite les deux membres inférieurs à la fois (22.2%). En troisième lieu, un membre supérieur et un membre inférieur de façon asymétrique (5.3%) et en quatrième lieu, tous les 4 membres (4.6%). Le diagnostic final des cas de PFA non polio n’était pas rapporté pendant toute la période de l’étude, cependant, 2 cas ont été classés compatible et un cas de paralysie associée à la vaccination contre la polio a été rapporté en 2012 chez un enfant féminin de 3 ans ayant reçu sa première dose de VPO. En ce qui concerne les performances des indicateurs de la surveillance, 4 indicateurs n'ont pas atteint les performances escomptées: Le pourcentage des échantillons arrivés au laboratoire national moins de 3 jours après les prélèvements est resté en deçà des objectifs, variant entre 40% et 70%. Il en est de même des Districts de santé ayant notifies au moins un cas (50 à 68%). Le pourcentage des prélèvements dans lesquels un entérovirus non polio a été isolé a connu une évolution en dents de scie avec des valeurs de 0.0% en 2008 et en 2010 et 1.9% en 2011. L'examen de suivi du60emejour n'a concerné que les cas dont l’échantillon était jugé inadéquat au laboratoire.

Conclusion

Les PFA qui ont été notifiés en Mauritanie de 2008 à 2012 présentent tableau clinique qui est classique, et sont notifiés avec un pic régulier en début des périodes de soudure (Mars-Juillet) suggérant l'hypothèse d'un lien écologique avec les changements de climat et de régime alimentaire. Les performances des indicateursde la surveillance des PFA sont à améliorer, notamment: 1) La compréhension des critères de jugement de la qualité des échantillons. 2) L'examen de laboratoire et l'interprétation des résultats. 3) La détermination du diagnostic final pour chaque cas de PFA non polio. 4) L'enregistrement des informations dans la base des données.

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