Central Data Catalog

Citation Information

Type Thesis or Dissertation - Docteur de L'Universite de Paris I
Title Modeles de donnees pour l'apprehension et la gestion des risques a Nouakchott (Mauritanie) - Une capitale contre vents et marees
Author(s)
Publication (Day/Month/Year) 2007
URL https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00288430/document
Abstract
En parcourant la littérature traitant de cindynique (du grec : kindunos, danger), la richesse
terminologique déployée par les auteurs interpelle. Certes, la matière est riche et complexe.
Mais pour éviter que ne s’installent d’ambiguïtés et avant que le sujet ne devienne abscons,
nous préciserons ici quelques concepts fondateurs afin que cette complexité notionnelle du
risque et des dangers encourus (celle dénoncée par J. Dubois-Maury) n’interfère pas dans notre
argumentation.
Si le risque n'existe qu'en fonction d'enjeux, i. e. d'éléments (patrimoniaux, humains,
économiques, fonctionnels, identitaires, territoriaux, politiques) ou de ressources sous la menace
d'aléas de nature variée, il s’inscrit surtout « dans le contexte d’une certaine forme
d’organisation des sociétés » (Arreghini et Mazurek, 2004 : 243). Selon le Ministère de
l’Environnement et du Développement et de l’Aménagement Durable français, la notion
d’enjeu recouvre les personnes, biens, activités, moyens, patrimoines… susceptibles d’être
affectés par un phénomène naturel. Une terminologie différente est adoptée par l’United Nations
Disaster Relief co-Ordinator (Undro) pour qui les populations ou éléments à risque ont une
définition voisine de celle des enjeux et le champ d’application embrasse les risques naturels,
anthropiques, sanitaires, etc. Toutefois, ce différend terminologique est dérisoire au regard de ce
qu’implique l’enjeu ou l’élément à risque : l’un comme l’autre suppose en effet que soient
évalués objectivement, quantitativement et financièrement les patrimoines, les activités… C’est
1
Prologue
typiquement ce qu’exige une société d’assurances au moment de garantir un bien : une
estimation du volume financier que représente la perte d’usage, partielle ou totale, du bien. Dans
le contexte mauritanien, a fortiori nouakchottois, l’information relative à la valeur des biens est
peu diffusée et le recours aux sociétés d’assurances encore assez peu répandu en dehors des
entreprises d’envergure internationale ou dont l’activité (bancaire par exemple) l’exige ; les
véhicules des particuliers, ainsi, sont rarement assurés.

Related studies

»